Aujourd'hui, la quasi-totalité des vêtements que nous portons est teinte de façon chimique. 30% des teintures chimiques dérivées du pétrôle sont nocives pour la santé du fait de la présence de métaux lourds, de colorants azoïques (interdits en Allemagne depuis 1966), de formaldéhyde et de chlore. Tous ces produits peuvent libérer des substances cancérigènes sous l'effet de la transpiration ou provoquer des réactions allergiques ou d'irritations. L'impact environnemental est aussi important car 100 000 tonnes de colorants sont rejetés chaque année dans le système hydraulique. Leur fabrication et leur utilisation dans l'industrie sont très nocives pour les ouvriers qui n'ont en général aucune protection contre les inhalations.

C'est pourquoi les vêtements que nous vendons sont aux normes Oeko-tex : sans colorants cancérigènes, ni substances allergènes, ni métaux lourds, ni formaldéhyde, ni pesticide et garantissant un certain respect de l’environnement en rejetant moitié moins de colorants malheureusement toujours issus du pétrôle.

 

L'Oeko-Tex® Standard 100 a été mis au point au début des années 1990 pour répondre au besoin des consommateurs et du grand public de trouver des textiles sans risques pour la santé.

Mais ce que nous attendons des textiles modernes ne va pas sans l'utilisation de certaines substances chimiques. Aujourd'hui on exige des textiles qu'ils aient des couleurs à la mode, qu'ils soient faciles à entretenir, durables et très fonctionnels.

Jusqu'à ce que l'Oeko-Tex® Standard 100 soit introduit, il n'y avait ni de label produit fiable pour le consommateur pour juger de la qualité humano-écologique des textiles, ni de critère de sécurité homogène pour les entreprises de l'industrie du textile et de l'habillement permettant une évalutation valable des éventuelles matières nocives contenues dans les produits textiles. C'est pourquoi, l'Institut autrichien de recherche textile (ÖTI) et l'institut allemand de recherche Hohenstein ont élaboré collectivement l'Oeko-Tex® Standard 100 sur la base des normes de contrôles déjà existantes à l'époque.

Les tests Oeko-Tex® exhaustifs réalisés en laboratoire ont pour but de faire des évaluations réalistes et dans des conditions d'utilisation quasi-réelles en vue d'optimiser l'écologie humaine des produits.

 

Ce n'est pas la quantité totale des substances pouvant se trouver dans le textile qui représente un danger pour le consommateur mais simplement la part biodisponible des produits chimiques existants et donc uniquement les matières et substances qui peuvent réellement pénétrer dans le corps lors de l'utilisation du textile.

La méthodologie Oeko-Tex® repose donc notamment sur des tests de simulation qui prennent en compte les différentes voies d'absorption des produits chimiques dans le corps :

  • Absorption cutanée :
    Au moyen d'une transpiration déclenchée artificiellement, on vérifie si ou dans quelle quantité les substances existantes se détachent du textile s'il y a transpiration.

  • Ingestion:
    L'ingestion de produits chimiques nocifs joue surtout un rôle important dans le cas d'articles pour bébés. Elle est reconstituée à l'aide de tests utilisant de la salive artificielle.

  • Inhalation de substances nocives :
    La possibilité d'inhaler d'éventuelles substances nocives présentes dans l'air fait partie des tests Oeko-Tex® couverts par les laboratoires à l'aide de l'olfactométrie et de l'analyse des émissions. 

La rigueur des valeurs seuils définies dépend de l'intensité du contact avec la peau.

En conclusion, ces teintures ne sont pas parfaites mais elles limitent un maximum les risques pour notre santé, pour les ouvriers qui teintent les tissus et pour l'environnement.

 

Source : www.femininbio.com/mode/zoom-fabrication/le-point-sur-les-teintures.html et www.oeko-tex.com